Les biais cognitifs dans le recrutement : comprendre pour mieux évaluer.

sites • 1 juillet 2019
Nos décisions sont souvent prises de manière bien moins objective que nous le pensons. Les biais cognitifs, ces mécanismes de notre pensée, influencent nos choix à partir de critères qui ne sont pas valables. Dans le domaine du recrutement, ces biais peuvent avoir des conséquences significatives, affectant passablement l'équité et la diversité des processus de sélection.

Comprendre les biais cognitifs :

Les biais cognitifs sont des tendances systématiques à penser d'une certaine manière, souvent en dépit de preuves contraires ou objectives. Lorsqu'il s'agit de recrutement, plusieurs types de biais peuvent ainsi entrer en jeu.

Biais de confirmation :

Le biais de confirmation nous pousse à rechercher des informations qui confirment nos préjugés préexistants. Par exemple, si votre cerveau décide que vous “n’aimez pas” un candidat au moment où vous rentrez dans la pièce, votre cerveau (toujours lui !) aura tendance à noter plus facilement tous les “petits signes” qui lui donneront raison au cours de l’entretien, de la couleur du pantalon que porte la personne en passant par la manière dont il respire.

Biais de similarité :

Le biais de similarité nous pousse à préférer les candidats qui nous ressemblent ou qui ont des parcours similaires aux nôtres. Cela peut conduire à un manque de diversité dans les équipes, car les recruteurs peuvent favoriser ceux qui partagent leurs expériences, leurs perspectives, leurs “hobbies” ou leurs caractères.

Biais d'attractivité physique :

Le biais d'attractivité physique conduit à accorder une préférence aux candidats physiquement attrayants, au détriment de leurs compétences professionnelles réelles. Cette préférence peut influencer les décisions de recrutement de manière significative et là encore, parfaitement injuste et injustifiée..

Effet de Halo :

L'effet de halo nous pousse à nous cantonner à la première impression d'une personne, qu'elle soit positive ou négative. Par exemple, un candidat ayant travaillé pour une entreprise renommée peut automatiquement être perçu comme possédant des qualités exceptionnelles, même si celles-ci ne sont pas directement liées au poste en question.

Surmonter les biais cognitifs dans le recrutement :

Pour garantir des processus de recrutement équitables et inclusifs, il est essentiel de reconnaître et d’ “étouffer dans l'œuf ces biais cognitifs. Voici quelques stratégies pour y parvenir :
  • Mettre en place des processus de recrutement standardisés (strictement identiques pour tous les candidats sur un même poste)
  • Utiliser des critères d'évaluation clairs et pertinents (la fameuse scorecard !), établis sur les compétences et les qualifications requises pour le poste et là encore, identiques pour toutes et tous
  • Sensibiliser les recruteurs aux différents types de biais cognitifs et les former à les reconnaître et à les évite
Engageons nous pour des recrutements équitables et inclusifs

En reconnaissant et en surmontant les biais cognitifs dans le processus de recrutement, nous pouvons créer des environnements de travail diversifiés, inclusifs et performants. Ensemble, engageons nous à mettre en œuvre des pratiques de recrutement équitables, qui évaluent les candidats sur la base de leurs compétences et de leur potentiel, et non sur des préjugés contre-productifs.
July 4, 2024
"Peau de lapin... peau de lapin." Eh oui ! Pour cette rentrée 2023, TheWhiteRabbit s'offre un relooking ! L'agence a démarré son activité sur les chapeaux de roue en 2021 et n'avait jamais pris le temps de se poser sur son image, son positionnement, ses valeurs. Tout cela était très clair dans nos esprits mais, aspirés par le développement de notre activité, nous ne l'avions jamais posé sur papier ! Grâce à l'arrivée de Margot dans l'équipe, c'est désormais chose faite. Nous vous dévoilons ici les dessous de la toute nouvelle ligne éditoriale et graphique de l'agence: un esthétisme épuré et sans prétention, une posture de prestation sur-mesure et de partage des savoirs: nous n’avons pas fait les choses à moitié ! En réalité, l’image de marque, c’est bien plus important qu’on ne le croit (comme le souligne régulièrement Margot à tous ceux qui veulent bien l'écouter :-)). Aborder son activité avec le souci d'assurer la meilleure prestation qui soit, c'est (déjà) très bien. Savoir communiquer autour de cette notion, c'est encore mieux ! Chez TheWhiteRabbit, nous passons notre temps à prendre soin de la marque employeur des entreprises pour lesquelles nous sourçons / recrutons, à travers chacun de nos messages, chacun de nos échanges avec les talents, chacune de nos publications. Mais c'était un peu (complètement, si je suis tout à fait franche) au détriment du branding de l'agence, avec son logo dessiné en 2 heures sur le coin d'une nappe et son USP inexistante. Et c'était d'autant plus tentant de ne pas y investir de temps que jusqu'à aujourd'hui, nos Clients sont tous venus à nous sans aucune communication ni sollicitation de notre part ! Une bonne "claque" à l'ex-professionnelle du marketing que je suis, soit dit en passant: le bouche-à-oreille (et donc... une fois encore... l'humain), c'est décidément le meilleur canal de développement possible, le plus confortable, aussi ; et ça ne coûte "que" de faire en sorte que ses Clients deviennent spontanément vos meilleurs agents commerciaux !
July 4, 2024
Au plus proche de nos clients ! Installés depuis quelques années à Carouge, d'où nous diffusons notre expertise en "craquage d'algorithmes", en data analytics (débiaisage de jeux de données) et en stratégie de recherche d'emploi auprès des jeunes professionnels·elles du canton de Genève, TheWhiteRabbit se rapproche de Lausanne et investit l'écovillage de Grandvaux, à deux pas de l'épicentre de l'innovation industrielle et technologique romande. En bonus, une vue à couper le souffle sur le lac et les montagnes qui s'y plongent ! Le canton de Vaud, au-delà de ses reliefs à l'incontestable beauté et de ses bâtiments ultramodernes, est aussi un véritable hub d'innovation international qui a vu naître ces dernières années une multitude d'entreprises innovantes des secteurs technologique et industriel. C'est également le foyer d'Universités, d’Instituts et de pépinières de renommée internationale, tels que l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et ses spin-offs prometteuses, capables d'attirer les têtes pensantes de demain et de leur offrir un terreau de développement foisonnant. Toujours soucieuse de nouer et de préserver des relations exclusives et privilégiées avec ses clients·tes comme avec les candidats·tes, TheWhiteRabbit élargit son écosystème et participe à cette émulation des talents. Le digital, l'automatisation, le distanciel, oui. Pour un maximum de productivité et d'efficacité. Mais jamais - au grand jamais - au détriment de notre raison d'être et de ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue: entretenir des relations riches et authentiques, et susciter la possibilité, dès que faire se peut, de partager son expertise, de réfléchir ensemble et de construire autour d'une table (ou d'un café). Alors... à très vite à Grandvaux, Lausanne ou ailleurs ?
July 4, 2024
Avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités ! À l'ère de la course effrénée aux innovations technologiques, ChatGPT arrive bien sûr en tête des plus notables de ces derniers mois. Et ce n’est que le début (du début). Est-ce que les possibilités que l’on touche désormais du doigt font rêver et donnent le vertige ? Oui. Est-ce que l’on est tous suffisamment conscients de l’envers du décor de l’IA ? A mon sens, clairement, non. Pour enclencher l’apprentissage d’une IA, il est primordial de passer par de l’annotation: on étiquette les données pour qu’elles soient convenablement répertoriées. C’est un travail titanesque de tâches extrêmement répétitives. Pour ce faire, rien de mieux que… Les humains, car l’intelligence humaine est, rappelons-le : l’incontournable socle d’une intelligence artificielle. Mais où et comment sont construits les algorithmes ? Je suis sourceuse. Les conditions de travail, je ne prends pas ça à la légère. Dans de nombreux cas, l'industrie du “travail numérique” est externalisée vers des pays en voie de développement, avec des coûts de main-d'œuvre extrêmement bas en comparaison avec ceux pratiqués “dans nos contrées”. Une enquête récente a révélé que l'entreprise SAMA, établie en Californie et se présentant comme une entreprise “éthique” spécialisée dans l'IA, employait des travailleurs kényans à Nairobi pour un salaire horaire inférieur à 2 dollars pour la tâche consistant à annoter du contenu pour ChatGPT. De manière générale, les annotateurs travaillent dans des conditions extrêmement précaires entretenues en partie par une bulle d’anonymat : ils n’ont pas de connaissance précise de l'entreprise pour laquelle ils contribuent (d’ailleurs, sait-on bien qui est derrière ChatGPT et comment sont indexées les données ? Selon quels critères, quels objectifs, quelle culture ?). Dans la plupart des cas, ces personnes sont conscientes qu'elles participent à l'entraînement des intelligences artificielles pour le bénéfice d’une entreprise dont la localisation demeure parfaitement floue. Pourtant, l'injustice est criante: des salaires de misère, des conditions de travail déplorables, pour enrichir des multinationales à l’origine de développements adoptés à l’unanimité sans aucune remise en question. Résultat du système: encore une fois, on creuse le fossé entre les ultra-riches (nous), les 1% de l’humanité qui consommons 99% des ressources de la planète et détenons 99% des richesses. Nous, les utilisateurs de chatGPT, qui nous délectons de la possibilité de créer des chiens-girafes avec un casque de motard à plumes. Et de gagner en productivité à tout prix, bien sûr, puisque là est la seule et unique forme de subsistance envisagée: le graal, la croissance à tout prix, sans se poser de questions ! Reprenons le cas de ChatGPT et de SAMA. Outre le fait que les employés sont rémunérés à moins de deux dollars de l'heure, leur travail implique la détection de contenus toxiques, dans le but d'améliorer les futures versions des modèles d'IA. Cela signifie qu'ils sont confrontés à des milliers de textes traitant par exemple d’inceste, de mutilations, de meurtres ou de tortures, certains d'entre eux avec un caractère pour le moins explicite. Cette exposition répétée à des contenus aussi violents peut avoir des conséquences sur la santé mentale des personnes qui la subissent. Est-ce que quelqu’un en tient compte ? On peut s’inquiéter à bon escient de la protection de ses données (personnelles, professionnelles) lorsqu’on les rentre dans ChatGPT, et, pourquoi pas, de la notion de propriété des “créations” générées par l’IA (le fameux chien-girafe qui fera une carte de vœux tellement fun). Mais QUI, aujourd’hui, questionne la responsabilité des entreprises qui “emploient” les annotateurs tout en déterminant pour nous de manière tout à fait opaque, partiale et capitaliste la vision que l’on doit avoir du monde ? (ce nouveau monopole que l’on est en train de mettre en place joyeusement fera très probablement l’objet d’un prochain post) La solution ? Je ne l’ai pas. Est-ce que je boycotte ChatGPT pour autant ? Loin de là. Je l’ai moi aussi intégré dans mon quotidien professionnel il y a des mois de cela, et je le vois grignoter aussi petit à petit mon quotidien personnel. Mais la réflexion ne fait que commencer, en est à ses prémices, et réveiller les consciences - du moins je l’espère - pourra peut-être contribuer à ce que les questions fondamentales d’équité, d’inclusivité, de respect, de décence… soient enfin mises au cœur du débat. Que la course continue, c’est désormais inévitable. Mais si on pouvait baliser un peu plus la piste, moi je ne dis pas non. Sources : https://time.com/6247678/openai-chatgpt-kenya-workers/ https://www.theverge.com/features/23764584/ai-artificial-intelligence-data-notation-labor-scale-surge-remotasks-openai-chatbots https://theconversation.com/enquete-derriere-lia-les-travailleurs-precaires-des-pays-du-sud-201503 https://www.france24.com/fr/%C3%A9co-tech/20230120-chatgpt-sama-l-entreprise-%C3%A9thique-derri%C3%A8re-les-scandales-de-mod%C3%A9ration-au-kenya
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